lundi 10 février 2014

Odeurs, suite CLIS... et courrier au Préfet

10/02/2014



1 - Après la CLIS du 24/01/2014
La CLIS (Commission Locale d'Information et de Surveillance) a eu lieu le 24 janvier dernier, et nous espérons et attendons un compte rendu officiel. La réunion a été très longue...

2 - Odeurs toujours
Ce matin, aux alentour de 7 h 30 puis de 8 h, des odeurs de gaz ont été ressenties autour de Mercey et sur la route menant à St Marcel.
Le SETOM nous a proposé de participer à la création d'un "Réseau de Nez" mais faute de nombre suffisant de volontaires, l'opération tombe à l'eau pour l'instant.
Le problème est toutefois le suivant : comment trouver le temps de suivre une "formation" telle que proposée par le SETOM ? Nous travaillons tous.
Nous devons admettre cependant que nous sentons beaucoup moins d'odeurs qu'auparavant. Un progrès a été fait.

3 - La lettre au Préfet et aux élus
Nous avons adressé quelques jours avant la réunion de la CLIS, donc en janvier, un courrier au Préfet et aux élus, signalant nos interrogations quant à l'exploitation du site du stockage de déchets. Nous espérons et attendons une réponse.

A suivre...

jeudi 23 janvier 2014

Nuisances actuelles et réunion de la CLIS du 24/01/2014


Ce matin, à 8 h, et avant hier, même heure, nous avons été nombreux à sentir une forte odeur de gaz H2S (odeur soufrée, de "pourri") sur la route menant de La Chapelle Réanville à la descente sur Saint-Marcel, dont aux abords de l'entrée du SETOM. 

La direction du SETOM nous a indiqué cette explication : "Les systèmes de traitement Thiopaq (traitement des biogaz) et Evalix (traitement des eaux de percolation à travers les massifs de déchets - lixiviats) sont en fonctionnement continu depuis fin décembre [2013] dans le cadre de la Mise en Service Industrielle. Ce matin, une baisse de la richesse du biogaz nous a contraints à arrêter l’équipement de traitement des lixiviats et rebasculer vers un traitement en torchère. Le basculement automatique en mode torchère n’a pas été correctement géré par le fournisseur de l’équipement, la torchère a mis un temps trop long à démarrer. Il s’agit d’une erreur commise par le fournisseur de notre équipement de traitement du biogaz à qui nous avons demandé d’intervenir immédiatement. " 

Si une nette amélioration des nuisances évidentes (odeurs) a été notée au cours du dernier mois, on constate que ces nuisances sont loin d'être terminées, contrairement à ce qui avait été prévu et souhaité par le SETOM. 
Par ailleurs, outre cette pollution olfactive tangible, nous avons eu connaissance d'écarts réglementaires majeurs concernant la charge hydraulique des lixiviats et les regards de collecte des lixiviats des casiers 3 et 4, avec mise en demeure des services préfectoraux pour ces dysfonctionnements. 

En tant que Collectif des riverains du site d'enfouissement exploité par le SETOM, nous attendons des mesures actives et efficaces quant au traitement du volume de déchets enfouis grandissant : à limiter, cela va de soi, faute de quoi les principes de précaution élémentaires ne seraient pas appliqués. 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter par mail ce jour. 

mercredi 11 décembre 2013

Nouvelles installations sur le site de l'Ecoparc, réunion CLIS et résultats et interprétation officielle des analyses environnementales en attente

Dernière info :  

La prochaine réunion de la CLIS est finalement prévue le 24/01/2014 à 14 h 30 à la mairie de la Chapelle-Réanville.  Nous aurons alors communication et interprétations des dernières analyses environnementales, celles qui  ont été transmises courant novembre étant totalement caduques.

11/12/2013

La direction de la communication du SETOM nous a récemment informés que les nouvelles installations de traitements de biogaz  et de lixiviats du site d'enfouissement jouxtant l'Ecoparc de Mercey sont enfin opérationnelles.

Concrètement, cela implique - en principe - moins de pollution, moins d'odeurs.
Nous l'espérons.

Rappelons que les "biogaz" sont des gaz toxiques :
 Définition (extrait) :  "Gaz résultant du processus de dégradation biologique des matières organiques   en l’absence d’oxygène. Il contient une forte proportion de méthane (50 %) et possède donc un fort potentiel calorifique et énergétique. Dans nos métiers, il est produit dans les centres de stockage, dans les méthaniseurs et dans les digesteurs de boues de stations d’épuration. Il doit être capté pour éviter les nuisances odeurs et contribution à l’effet de serre."
 Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/biogaz.php4

 Les lixiviats, s'il sont mal traités, peuvent également être hautement toxiques.
 Définition (extrait) : "Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent une fraction liquide appelée « lixiviats ». Riches en matière organique et en éléments traces, ces lixiviats ne peuvent être rejetés directement dans le milieu naturel et doivent être soigneusement collectés et traités."
 Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/lixiviat.php4

 Le SETOM nous invite à visiter les nouvelles installations sur le site de Mercey / La Chapelle Réanville.

En ce qui concerne l'organisation d'un réseau de "nez" (voir article précédent sur notre blog), voici les informations fournies par la direction de la communication du SETOM :

                             "-          Il sera organisé trois campagnes de deux mois en 2014. 
-          Il est nécessaire de trouver 15 volontaires 
-          Une formation sera assurée, à la fois pour l’identification des odeurs et pour qualifier leur intensité (6 fois 2 heures de formation réparties sur trois à quatre semaines)
-          Il sera demandé aux volontaires de faire un relevé à heures fixes, éventuellement complété par des relevés ponctuels en fonction d’évènements.
Notre objectif est d’organiser des relevés réguliers aux alentours du site afin d’entreprendre toute action visant l’éradication des nuisances.
Une première réunion pourrait être organisée le 19 ou le 20 de ce mois (18h30 ou 19h00)"

Nous parlerons de cette proposition  lors de notre prochaine réunion.
Mais cette initiative, louable, se met en place un peu tardivement, et au moment où de nouvelles installations sont censées supprimer les mauvaises odeurs.

Nous avons demandé au SETOM d'informer publiquement, via son site web, de la mise en place des nouvelles installations de traitements de gaz et lixiviats : leurs intérêts par rapport à ce qui existait auparavant. (A noter : le site web de l'Ecoparc n'est pas à jour.)
Réponse par mail du SETOM à ce sujet : "Par ailleurs, et concernant les références des nouveaux équipements mis en place à l’Ecoparc, il s'agit d'un  procédé de traitement du biogaz utilisé par l'unité de Ivarem De Lier, Belgique, Delta Nuts, Kruningen aux Pays Bas, Ecopark De Wierde aux Pays Bas."




mardi 3 décembre 2013

Organisation d'un réseau de "nez" pour repérer les odeurs avec le SETOM : 15 volontaires sont recherchés


3/12/2013

Le SETOM veut organiser un réseau de "nez " sur le secteur de l’Ecoparc : objectif, sentir les odeurs... et les noter. On n'en sait pas plus pour l'instant. 

Le SETOM a donc besoin de 15 volontaires environ et nous sollicite pour participer à cette opération de détection d'odeurs.

Sinon, nous attendons toujours la nouvelle date de réunion de la CLIS.

jeudi 28 novembre 2013

Réunion avec le SETOM et la CLIS annulée à la dernière minute

28/11/2013

Nous venons d'apprendre que la " réunion de la Commission Locale
d'Information et de Surveillance (CLIS) du centre d'enfouissement
technique ECOPARC, prévue le Vendredi 29 novembre 2013 à 14 h 30 à
la Mairie de La Chapelle Réanville est annulée et reportée à une date
ultérieure par décision de Monsieur le Secrétaire Général de la
préfecture de l'Eure."

Nous attendions cette réunion avec une telle impatience : enfin, nous aurions eu quelques réponses et l'avis d'un médecin (le Dr Spiroux) sur ce qui se passe sur notre territoire.

A suivre... avec, nous l'espérons, une nouvelle date au plus vite...

Dans le cas contraire, nous ne pourrions que nous en inquiéter.

mercredi 27 novembre 2013

Questions restant en suspens (analyses fiables, suivi environnemental...)

27/11/2013


Suite aux réponses du SETOM mises en ligne ce jour, nous avons envoyé un autre mail car nous nous interrogeons sur les points suivants : 


1 - Le Setom nous informe qu'il n'y a pas eu d'analyse de l'air en 2012. Or, durant cette année, les riverains du site d'enfouissement ont subi de nombreuses nuisances olfactives. Par ailleurs, c'est en 2012, suite à une enquête publique plutôt discrète (bien qu'affichée en mairie - mais les rapports montrent une faible réactivité de la population), que les conditions d'exploitation du site d'enfouissement ont été modifiées (sauf erreur de notre part).

2 - Dans le dernier rapport illustré et imagé remis vendredi 22/11/2013 lors de la visite de l'Ecoparc de Mercey, le SETOM souligne "l'absence de préoccupation majeure" par rapport aux risques liés à l'exploitation du site d'enfouissement (qui s'est donc considérablement étendu en 10 ans).
Mais :
2.1 - qu'en est-il de préoccupations normales ?
2.2 - qu'en est-il de l'impact psychologique de la présence d'un tel site d'enfouissement au milieu de communes (avec écoles...) ? Le stress (la peur, l'inquiétude, le dégoût...)
Si le H2S ne semble pas être émané à des degrés toxiques, et heureusement, il y a d'autres paramètres à prendre en compte.
2.3 - en conséquence, qu'en est-il du principe de précaution élémentaire appliqué en santé publique ? Nous avons remarqué qu'il y a toujours un décalage d'une année quant aux résultats  d'analyses environnementales soumises aux organismes de contrôle (CLIS etc.). C'est un peu comme si, pour un patient devant subir une opération, les médecins se basaient, pour connaître son état de santé, sur des analyses de l'année précédente...! Est-ce que ce serait fiable ?
Le Dr Spiroux, consulté par le SETOM, et que nous rencontrerons prochainement (le 29/11) aura un avis important sur ces questions.

3 - L'information des citoyens est essentielle. A ce titre, nous avons demandé quand le site Internet de l'Ecoparc et du site d'enfouissement sera bientôt mis à jour : avec données environnementales précises, suivies, données chiffrées sur la capacité de stockage et projections sur les années à venir et à échéance : actuellement, ce site est le seul de l'Eure, ce qui implique qu'il sera à terme remplacé tout en étant entretenu de façon écologique.
La question d'une extension à un 6ème casier sur le même site, qui fera l'objet d'une enquête publique le moment venu, devra être très largement débattue...

Nous profitons de cet article pour souligner que les odeurs de gaz sont, en ce moment, régulières. Cela fait plus d'un an que cette atmosphère dure.

Réponses du SETOM : nombre de casiers, surface d'exploitation, analyses etc.

27/11/2013

Voici ce que, par mail en date du 26/11/13, la direction (communication) du SETOM nous a répondu : 

Questions 1 et 2

Actuellement les casiers 1, 2, 3 ont été exploités et fermés. Le casier 4 est en cours d’exploitation jusqu’à mi-2014. Le casier 5 est en cours de construction.
L’autorisation Préfectorale d’Exploiter concerne l’exploitation de 5 casiers, l’ouverture d’un 6ème casier nécessitera une nouvelle autorisation préfectorale.

La surface d’un casier est en général d’un ha environ. Le volume est de 200 000 à 300 000 m3 pour une densité moyenne de 0,8 t/m3. Sur la base d’un accueil de 85 000 t de déchets traités par an la durée de vie d’un casier va de 2 à 3 ans.

Question 3
La surface totale d’exploitation est de 48 103 m2 pour les casiers de 1 à 4, soit 9,5% de la surface totale. Avec la création du casier 5, 84 103 m2 seront à rajouter pour un rapport de 16,6 % sur la surface totale.

Question 4
Il n’y a pas eu de suivi de la qualité de l’air en 2012, les données concernant le suivi 2013 seront présentées en CLIS ce 29 novembre ; il est à noter que des annexes complémentaires seront remises concernant un suivi à jour à septembre 2013.

Question 5
Références du traitement Evalix (lixiviats) : Hersin-coupigny (62), Ménarmont (88), Sonzay (37), Ferolles (77), Flevy (57), Clerac (17), Milhac (24), Isigny le Buat (50), Ferolles 2 (77), Les Aucrais (14), Nurlu (80), Satolas (38), Ménaramont 2 (88).
Références Thiopac, traitement du biogaz : en attente de réponse (vous en serez destinataires).

Question 6
Concernant les risques en matière de santé publique relatif à l’H2S, nous avons missionné officiellement le Docteur Spiroux qui donnera très certainement son avis dans les mois qui viennent. Cependant, d’ores et déjà, et sans préjuger de l’avis du Docteur Spiroux, nous constatons que les relevés de H2S à Mercey sont plutôt de l’ordre de 7 micro gramme par m3, ou encore de 0,007 mg/m3 et que parallèlement la biographie sur ce sujet nous indique que « pour une exposition à 10 ppm (partie par million) il n’y a aucun signe clinique pour l’homme ». Or 7 micro grammes, soit 0,007mg/m3 (0,0049ppm/m3) sont 2000 fois inférieurs à 10 ppm.
Il est à noter que le H2S ne s’accumule pas dans l’organisme ; il n’y a donc pas d’effet cumulatif. L’impact apparaît donc être le même que l’on respire ce gaz 1 fois ou 2000 fois de façon espacée. De notre point de vue et sous réserve que cela soit confirmé par le Docteur Spiroux, les seuils de H2S enregistrés à Mercey sont très inférieurs aux xeuils qui pourraient présenter un danger pour la santé publique des riverains.

Question 7
Les fuites de lixiviats ont été immédiatement traitées par le personnel du SETOM en place, comme indiqué dans notre rapport. Les lixiviats s’écoulent dans les casiers étanches ou dirigés dans les bassins de rétention, prévus à cet effet : il n’y a pas eu de pollution. Par ailleurs, comme indiqué dans notre rapport, et concernant le suivi environnemental du site, en particulier de la nappe phréatique, les résultats ne  montrent aucun impact du site sur ce point.